Adam Baïz, Directeur des Etudes de l'Atelier de la République, présente dans cet article consultable sur le site du journal du Monde une réflexion sur le rôle de l'élection dans la représentation politique, ses limites et les propositions pour rendre le vote plus démocratique et plus responsable.
Gouvernance: Faut-il abolir la peine de vote?
L’Atelier de la République vous invite à un petit déjeuner organisé par le Forum pour la Gestion des Villes et des Territoires qui, avant le deuxième tour de l’élection présidentielle, a testé avec Harris Interactive le principe d’une gouvernance nationale élargie sous la forme d’un gouvernement d’union nationale.
LES FRANÇAIS ET L’IDEE D’UN GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE ?
Qu’en pensent les français ? Y sont-ils favorables ? Quels types d’union leur apparaissent souhaitables ?
- Analyse des résultats de l’élection présidentielle par territoire
- Présentation du sondage exclusif Harris Interactive/Forum sur la gouvernance nationale élargie
Olivier Regis, Président délégué du Forum, Jean-Daniel Levy, Directeur du Département Politique & Opinion de Harris Interactive

Sur réservation uniquement, places limitée : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
de 8h00 à 10h00 au Forum (46 rue La Boétie – Paris 8), réponse :
Retransmis en direct sur la WebTV du Forum (www.forumgv.com)
Le Forum pour la Gestion des Villes et des Territoires, 30 ans de réflexion et de gouvernance partagées sur la gestion locale.
Dans cette approche sur l'Innovation sociale, l'auteur Gilles Norroy, en charge des Ressources Humaines dans un grand Groupe de transport, explique pourquoi l'innovation sociale devient une necessité incontournable pour gérer les services que ni le marché, ni le service public ne peuvent assurer de manière efficace.
Gilles Norroy, Vice-Président de l'Atelier de la République
Innovation sociale et Entreprise
Qu’est ce que l’innovation sociale ?
Le conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CESS) donne une définition assez précise de l’innovation sociale :
« L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et des usagers. Ces innovations concernent aussi bien le produit ou service, que le mode d’organisation, de distribution, dans des domaines comme le vieillissement, la petite enfance, le logement, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’exclusion, les discriminations. Elles passent par un processus en plusieurs démarches : émergence, expérimentation, diffusion, évaluation. »
Cette définition a le mérite d’exister mais elle me parait restreindre le champ de l’innovation sociale à celui de l’économie sociale et solidaire, ce qui est compréhensible de la part de son Conseil Supérieur, en oubliant que l’innovation sociale est aussi une préoccupation et une pratique des entreprises privées : entre l’entreprise industrielle du 19 e siècle et l’entreprise de high-tech de la Silicon Valley , il y a quand même un espace d’innovation sociale !
Le terme d’innovation sociale comme sujet médiatique important est d’ailleurs assez récent (une ou deux décennies au maximum) et il y a lieu de s’interroger sur les raisons du surgissement de ce concept.
La crise récente et violente du système financier international, les bouleversements plus relatifs amenés par la mondialisation des échanges, créent une nouvelle espérance pour des alternatives au système productif du libéralisme économique. Cela n’est pas en soi nouveau car l’essor du capitalisme au moment de la révolution industrielle avait entraîné celui des phalanstères et coopératives, que certains classent pour autant aujourd’hui dans le secteur de l’innovation sociale !
Si la chute du Mur a éteint l’espérance d’une économie administrée (encore qu’en France elle ait ses partisans bruyants) au sens collectiviste du terme, il y a toujours une recherche d’un mode de production des richesses différents que la crise économique, l’incertitude rend plus pressant. Ce n’est pas un hasard si prés de 30 % des élèves des Grandes Ecoles envisagent leur carrière dans les ONG, l’humanitaire ou l’économie sociale. Il y a un appétit nouveau pour l’innovation sociale.
L'atelier de la République a organisé des entretiens d'immersion auprès des acteurs leader de l'Innovation sociale en angleterre: La Young Foundation, Le Silk de la Région du Kent et Nesta.
Dans cet article (bientôt disponible en Français), Laurel McEwen dresse un état des lieux de l'Innovation sociale en Angleterre.
Laurel McEwen, recherche Innovation sociale
Social Innovation in the UK: Approaches, challenges, and lessons for France
The golden egg in this year’s hunt for solutions to society’s most pressing problems is the elusive perfect approach for social innovation. A loud discourse surrounding the merits of the welfare state in Europe and the United States throughout the 1990s resulted in the search for a golden goose able to produce solutions for the provision of public services in light of government budget constraints.
During the Blair administration, social entrepreneurship and innovation appeared as winning contenders. They brought with them “innovative” solutions such as the public-interest company giving social entrepreneurs more flexibility to scale up their activities and radical proposals such as a state sponsored social innovation bank. Although not every project could be implemented, social entrepreneurship and innovation continued to thrive throughout the decade.
Social entrepreneurship and innovation, however, have origins that long pre-date the Blair administration and Cameron’s “Big Society.” The Young Foundation, one of Britain’s social innovation stars, has a long track-record of effective social innovation projects dating back to the 60s such as the Open University, Healthline, and International Alert. In addition, we’ve all come to know the good reputations of the Grameen bank, a microfinance and community development bank, and the Teach for America program which links college graduates to schools in dire need of motivated teachers. These success stories created through the pioneering efforts of forward-thinking individuals have recently gained momentum in the context of the economic crisis and the squeezing of government finances.
The pioneering efforts of organizations in the UK such as The Young Foundation, the Social Innovation Lab for Kent (SILK), and Nesta are drawing the attention of a variety of international actors all looking to improve the relationship between government services provision and funds’ efficiency. L’Atelier de la République, an independent Think tank with humanist orientations, recently visited the UK in order to draw inspiration from their repertoire of best practices. Our fact-finding mission drew us into discussions with some of the major players advancing socially innovative projects. Believing that the long history of social innovation would create a climate of coherence in discourse and approach, we were surprised to find three co-existing currents that correspond to the larger international debate.
The first approach, carried out by SILK among others, could be dubbed, “innovation-in-the-trenches”. SILK is a project-oriented organization supported directly by local government funds. Started in 2007 through the determination of one individual, Sophia Parker, SILK attempts to foster the environment needed to bring citizens together to develop their own solutions to the challenges facing their communities. An approach developed in conjunction with a private sector service design company, SILK has a tested methodology for co-production in which the end-users (local citizens) are, “involved and empowered, enabling them to make existing programs more effective and efficient,” says Vicky Butler a SILK project manager.
Added Value spécialiste des études marketing outre-manche, a interrogé les Français pour l'Atelier de la République et décodé la perception de chacun des candidats à l'élection Présidentielle grâce à un outil d’études quantitatives base sur la théorie des archétypes de Carl Jung, selon laquelle toutes les personnalités peuvent être décodées d’après un système intelligible et universel de classification. Ce système permet ainsi d’identifier les archétypes des candidats pour mieux cerner leur perception par les personnes interrogées.
Ce système permet ainsi d’identifier les archétypes des candidats pour mieux cerner leur perception par les personnes interrogées.
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Réalisée par Added Value pour l’Atelier de la République, Think Tank Humaniste et indépendant de politiques publiques, Cette étude a été réalisée du 15 au 19 mars 2012 via le panel en ligne Lightspeed TNS- Sofres auprès de 1209 personnes de 18 ans et plus déclarant être inscrites sur les listes électorales. Cet échantillon a été redressé en fonction de la représentativité de la population en termes d’âge, sexe, régions et CSP. Cette étude a utilisée l’outil CharacterLab™ développé par Added Value. CharacterLab™ est un test de personnalité basé sur les 12 archétypes de Jung.
Les Français plébiscitent le « chirurgien humaniste » comme président idéal pour 2012
Les sondages se suivent mais ne se ressemblent pas. Une part importante de ces baromètres d’opinion consiste aujourd’hui à reporter quel candidat ou quel parti est en avance sur les autres, lesquels sont en retard, quelle est l’évolution des courbes et surtout, quelle interprétation peut-on tirer quant à l’issue de la compétition. Certains instituts de sondages se singularisent par l’objet de leur étude. Added Value, fait partie de ceux-là.
Il est vrai qu’au-delà des programmes des candidats, nous votons pour une personnalité, sur laquelle nous projetons nos craintes, nos espoirs, nos attentes, nos idéaux et parfois même nos fantasmes.
Le résultat est pour le moins surprenant et très instructif sur l’image que se font les Français du candidat idéal. Ces derniers ont une idée claire des qualités et des traits de caractère que devrait avoir leur président: il sait résoudre des problèmes complexes, il se distingue par son intelligence, sa bravoure ainsi que par sa capacité de travail. Plus encore, les Français le rêvent altruiste, capable de protéger ses concitoyens et toujours prêt à se battre pour de grandes causes. Ce président idéal, c’est en quelque sorte un chirurgien des temps modernes qui se distingue par ses qualités de meneur et qui met ses compétences au service des autres. Mais plus qu’un grand technicien, on attend de lui de la sagesse et qu’il ait une vision pour la France.
Aucun des six principaux candidats aux élections présidentielles ne parait répondre aux attentes des Français sur la figure du « Sage ». Nicolas Sarkozy, « le Seigneur » apparait clairement comme un homme de responsabilités qui impose ses règles. Le courage, l’expertise et sa capacité à mener sont des marqueurs forts de sa personnalité. Mais cela dessine également les contours d’un tempérament de guerrier, d’un homme défendant ses intérêts à tout prix tel un seigneur ou un roi, voire un tyran pour ceux qui se reconnaitront le moins dans ses intérêts. François Hollande « le médecin de campagne » protège et soigne, tout en étant accessible et proche des gens. Il est également courageux, avec une certaine expertise dans son domaine de compétences. Toutefois, les qualités de leadership et d’engagement lui font défaut.
L’étude décode également la perception des autres candidats. François Bayrou représente l’instituteur du groupe, à qui l’on prête des qualités de compassion et de sagesse, Jean-Luc Mélenchon, Héros rebelle « brut de décoffrage », Robin des Bois ou pirate, Marine Le Pen, héros populaire et populiste, tel un Pompier capable d’utiliser n’importe quel moyen pour arriver à ses fins, Eva Joly altruiste peut paraitre naïve et idéaliste. Elle est perçue comme une grande sœur, qui veut défendre les autres en mettant de côté son intérêt personnel.
Pour convaincre ces indécis, François Hollande devra se construire une image de meneur déterminé, pour passer du statut de médecin de campagne à celui de chef de service… et emprunter ainsi certaines qualités du héros qui lui font défaut. A l’inverse, Nicolas Sarkozy gagnerait à renforcer son expertise et sa compétence de chef d’état, pour se différencier ainsi de son concurrent : un Président-candidat qui utilise ses compétences, son intelligence et son expérience pour agir au service des Français.
"Quelle gouvernance économique et monétaire pour la France et en Europe ?"
Les programmes économiques et monétaires
analysés par les économistes
Introduction: Antoine-Tristan Mocilnikar, Vice-président de l’Atelier de la République
Christian Saint-Etienne
Professeur titulaire de la Chaire d'Économie industrielle au Conservatoire national des arts et métiers,
Membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier Ministre et
Membre du Comité d’Orientation de l’Atelier de la République.
Thomas Philippon Christian Stoffaës
Ce débat permettra donc de mieux éclairer les possibilités de sortie de crise sous l’angle des différentes actions envisageables.
par Gilles Pennequin, Vice Président de l'Atelier de la République
Proposition de l'Atelier de la République
sur l'organisation de l'État en faveur de l'égalité Hommes-Femmes
Création d'un poste de délégué Interministériel, rattaché directement auprès du Premier ministre, exerçant exclusivement cette fonction en s'inspirant du positionnement du Secrétaire général aux affaires européennes. Le délégué exerce les fonctions de Conseiller du Premier ministre sur ce thème.Le délégué Interministériel est chargé :
- d'Élaborer une Stratégie Nationale pour l'égalité Hommes-Femmes sur la base d'une contribution d'un Comité des hauts-fonctionnaires en charge de l'égalité Hommes-Femmes, structure interministérielle nouvelle qui rassemble l'ensemble des Hauts-fonctionnaires, à raison de un haut fonctionnaire par ministère ;

Stéphane GERARD
Président de l’Atelier de la République, Panthéon-Sorbonne, MBA Economiste, a travaillé dans des groupes et associations de services aux collectivités territoriales, spécialisation services à la personne et dépendance

Christian Saint-Etienne
Economiste et analyste politique, Conseiller de Paris

Romain BEAUME
Enseignant Chercheur, chaire managemement de l’innovation - Ecole Polytechnique.

Jean-Marie CAVADA
Ancien journaliste et un homme politique français, député européen, vice-président et porte-parole du Nouveau Centre.
Fadela AMARA
Femme politique engagée dans le combat pour la Justice Sociale et l’égalité
des chances, Fondatrice du mouvement féministe
«ni putes, ni soumises», Secrétaire d'État chargée
de la politique de la ville (2007-2010).

Bruno LARTIGUE
Docteur en Médecine, Fonction publique territoriale, Master Gestion Publique ENA / Dauphine.

Olivier MOUSSON
Magistrat, Conseiller à la Cour des Comptes, HEC, professeur affilié à Sc Po Paris, l'ENA, ancien Conseiller aux Ministères de Gilles de Robien et Gérard Longuet et Maire adjoint Paris (17°).

Nicole GUEDJ
Juriste et femme politique française. Fondatrice de la Fondation « Casques Rouges » pour l'action humanitaire d'urgence et de développement.
Initiatrice du dispositif « Alerte enlèvements » d'enfants, en France. Secrétaire d'Etat (2004-2005), Conseiller d'État et membre de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Présidente de la Fondation France-Israël.